Le retour à la raison


Salon Ecologie n'est pas seule à défendre le retour à la raison en matière d'urbanisme !

La Provence, Lundi 30 Novembre 2009, édition Salon de Provence :

 









          


Pour votre confort de lecture nous avons retranscrit ces textes ci-après :

"Le billet

Folie immobilière

Dans un placard oublié du service communication de la mairie, récemment ont été retrouvés des cartons contenant des milliers de négatifs de photos dont plus personne n’était en mesure de dire ni de quand elles datent, ni à quoi elles peuvent correspondre.

Confiées aux bons soins du service des archives, chargé de les trier et les conserver, c’est au cours de leur long travail que les fonctionnaires sont tombés sur des clichés d’une maquette présentant un vaste projet immobilier remontant aux années 70. Il prévoyait de raser purement  et simplement la plus grande partie du centre ancien, que l’on disait irrémédiablement insalubre, pour remplacer les bâtiments en pierres de taille par des immeubles modernes tout de béton et de crépi. Heureusement, ce projet n’a jamais vu le jour, ou plutôt, il s’est limité à quelques bâtiments au pied du château de l’Emperi qui ne sont d’ailleurs pas de franches réussites architecturales et esthétiques.

Aujourd’hui, ce genre de carnage patrimonial ne pourrait pas même être envisagé vu les mesures draconiennes encadrant les sites classés. Hors de ces périmètres protégés en revanche, rien n’est garanti. On ne peut qu’espérer que la sagesse des élus exclura pour longtemps la menace de telles inepties urbanistiques dans des lieux excentrés que l’architecte des bâtiments de France n’a pas le pouvoir de défendre.

Romain CANTENOT"




"Urbanisme : l’opposition sera intraitable

 

Dans la perspective de la révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) annoncée par la mairie en juin dernier, Nicolas Isnard (UMP), le chef de file de l’opposition au conseil municipal, a tenu à prendre la température de l’opinion sur ces questions. « Le constat est clair : dans les six années à venir, 2036 logements dont 421 logements sociaux vont encore être livrés à Bel Air, cette intensification de l’urbanisation suscite l’inquiétude ».

Prédisant l’extension des terres constructibles aux zones des Gabins, des Broquetiers et des Basses-Viougues, Nicolas Isnard a écouté les réflexions de l’assistance. Sceptique sur le mélange « désastreux » voulu dans les futures constructions entre des propriétaires et des locataires « qui ne partagent ni les mêmes contraintes, ni les mêmes problèmes » une dame s’est inquiétée des effets pervers de cette politique de mixité. Un autre a pointé du doigt la forte augmentation des « loyers modérés » dans les nouveaux logements sociaux comme la Cité des Lumières et le risque de surproduction de logements. Les conséquences environnementales ont aussi été soulevées par un public manifestement hostile à la politique menée.

Citant en exemple la mobilisation réussie des riverains du Val de Cuech contre un projet immobilier et invitant les habitants à se manifester dans les registres ouverts pour l’enquête publique préalable au PLU, Nicolas Isnard a rappelé que « Salon n’a pas à résoudre à elle seule le problème du logement de la société française. Nous sommes face à un choix de ville et le maire doit savoir dire non aux sollicitations. Construire c’est bien mais aménager l’espace, c’est autre chose. Nous refusons la « Vitrollisation » de Salon ».

L’élu de l’opposition annonce une ligne ferme lors des débats qui s’annoncent d’ores et déjà animés autour du futur PLU : «Notre mot d’ordre aujourd’hui est qu’on est allé trop loin et que l’on manque déjà d’équipements pour absorber le flux de nouveaux habitants. La population de la ville a déjà augmenté de 13 % en dix ans, aussi, nous sommes hostiles à toute révision du PLU visant à l’accroître encore. Ce n’est pas la bonne direction, il faut arrêter le massacre ».

Romain CANTENOT"

 

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